Cédric Chillemi : « Pouvoir diriger le Marseille Provence Footgolf est une fierté »

 

Celui qui joue au footgolf depuis un peu plus d’un an a accepté le défi de reprendre la présidence du Marseille Provence Footgolf. Il aura à coeur de surfer sur la vague de bons résultats obtenus par les Marseillais ces dernières années.

 

 

Qui es-tu dans la vie dans la vie privée ?

 

J’ai 31 ans, je suis marié depuis juin dernier avec ma femme. Ça fait 10 ans que nous sommes ensemble. J’ai une petite fille de 4 ans, mon bonheur au quotidien. Je suis artisan à mon compte dans le bâtiment depuis maintenant neuf ans. Mes plaisirs au quotidien sont le sport : football, futsal, footgolf…

 

Quand et comment as-tu découvert le Footgolf ?

 

J’ai réellement commencé le footgolf l’année dernière. Avant, j’étais licencié dans l’ancien club de Marseille (le Marseille Olympique), mais je n’avais joué qu’une seul étape… Enfin, que le double à Marseille en réalité. J’ai découvert ce sport par l’intermédiaire de Cyril Tordjman et Jérémy Schneider qui m’ont dit : « Viens essayer, tu vas te régaler ! »

 

Si tu devais comparer le footgolf au football, quelles sont les similitudes/différences que tu mettrais en avant ?

 

La technique, le dosage et la précision sont identiques dans les deux sports. L’aspect mental est légèrement différent au footgolf, parce qu’on est seul responsable de sa prestation. Nous n’avons pas l’encouragement des coéquipiers comme dans un sport collectif qui peut te permettre de te remobiliser. Là, tu es livré à toi-même, sauf en double où on retrouve cette cohésion d’équipe avec son partenaire qui peut te permettre de te relever si tu n’es pas au mieux et vice versa. Ensuite, la grosse différence et c’est là où j’ai eu le plus de mal à m’adapter, c’est le fait que l’on ne doit pas faire d’efforts physiques du style courses, sprints, etc…

 

Quelle a été la réaction de ta famille, tes amis et tes collègues quand tu leur as dit que tu voulais jouer au footgolf ?

 

Ils ne connaissaient pas le sport. Ils ont appris à le découvrir à travers moi. Je remercie ma femme. Sans elle, rien ne serait possible, car elle me soutient même si parfois elle maronne. Mais elle est toujours derrière moi à m’encourager et pour surtout s’occuper de notre petite merveille pendant que je suis en déplacement ! Donc un grand merci à ma femme.

 

Impatient de démarrer la saison 2020 ?

 

Très impatient de démarrer cette nouvelle saison. Pour ma deuxième année, je me languis de me tester encore plus que l’année dernière.

 

Tu viens de reprendre la présidence du Marseille Provence Footgolf. Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle saison ? 

 

Oui, j’ai eu l’honneur de pouvoir reprendre ce merveilleux et emblématique club. En tant que pur Marseillais, pouvoir diriger ce club est une fierté. Cette saison, on sera focus sur toutes les coupes. On les jouera à fond et surtout la coupe d’Europe. En tant que double tenant du titre, on se doit d’être compétitif ! Concernant le championnat, ce sera toujours aussi compliqué vis à vis de la répartition des étapes entre le sud et le nord. Mais on le savait avant même de s’affilier. Donc on fera notre maximum et pourquoi pas rêver de remporter le championnat !

 

Ton club possède beaucoup de top players capables de jouer les premiers rôles. Ça promet de belles batailles pour les victoires d’étape ?

 

Effectivement, nous avons un vivier de top players et il y aura de belles batailles. Mais c’est aussi de gros casse-têtes concernant les sélections pour les coupes. Mais on ne va pas se mentir, ce sont des problèmes de riches et on fera avec bien évidemment.

 

Toi qui as déjà partagé des doubles avec Benjamin Gavanon, quel joueur de footgolf est-il et qu’est-ce qu’il t’apporte pendant une compétition ?

 

Un double avec Benjamin Gavanon, c’est juste exceptionnel. Il est d’un calme et d’une sérénité dans toutes les circonstances. De mon côté, j’ai souvent du mal en simple à rester mobilisé après une erreur. Avec lui, c’est hyper facile. Il a toujours le mot juste. Cela nous a permis de performer à quasi toutes les étapes où nous avons joué ensemble. Je dis quasi car la finale de la Footgolf Cup et ce fameux trou n°14 nous restent encore en tête vu que nous étions leaders de la compétition et après ce trou, nous étions à la rue (rires). Un joueur comme Benjamin Gavanon ne peut que te sublimer pendant une compétition.

 

La saison démarre à Hersant, puis il y a votre étape à domicile à La Salette. Le parcours est réputé difficile. Quel est le secret pour faire une bonne performance ?

 

Concernant La Salette, le secret, c’est de jouer « safe » et propre et d’aller chercher des coups sans prendre trop de risques. Car sur ce parcours, le moindre risque démesuré coûte très cher ! Pour un coup que l’on veut gagner, nous pouvons en perdre trois sans forcer. Donc le secret restera régularité et propreté !

 

Quel(le) footgolfeur/footgolfeuse t'impressionne ?

 

Je vais rester sur des joueurs français (car on est quand même chauvin et on a un gros vivier en France de très bons joueurs). Il y en a plusieurs : Antonio Balestra, Cédric Bonnot, Camel Meriem, Nicolas Pussini… Mais le plus impressionnant restera Benjamin Gavanon. Pour le peu de fois où il peut s’entraîner et participer à une étape, il est toujours dans les premiers rôles. Je trouve ça hallucinant ! Je rajoute un petit mot pour mon ami de longue date et partenaire de double Nicolas Cozzi qui a fait une progression spectaculaire la saison dernière. Je pense qu’il peut encore faire mieux et je lui souhaite toute la réussite qu’il a pu avoir cette année sur cette nouvelle saison !