David Mercier :

« L’ambiance au sein du Reims Champagne Crew nous pousse vers le haut »

 

En grande forme en individuel et toujours aussi efficace en double avec son compère Mika Carozzi, David Mercier a réussi son retour à la compétition post-confinement. Le Rémois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

 

 

Qui es-tu dans la vie privée ?

 

J'ai 43 ans. Je vis dans un petit village à côté de Reims. Je suis marié depuis 19 ans et j'ai quatre enfants (un garçon de 21 ans qui est gendarme, une fille de 18 ans lycéenne, et les deux derniers des faux jumeaux de 13 ans). Je suis fonctionnaire de police depuis 21 ans et je suis actuellement chef de groupe à la Bac Nuit de Reims depuis presque 15 ans. Dans la vie, je suis quelqu'un de simple qui ne se prend pas la tête, toujours prêt à rendre service aux personnes et dans l’associatif, et toujours prêt à déconner (sinon je ne pourrais pas être dans le club de Reims). Mes hobbies : le footgolf bien sûr, le football, la pêche et la pétanque. 

 

Comment as-tu découvert le Footgolf et pourquoi as-tu décidé de t’investir dans ce sport ?

 

J'ai découvert le footgolf à travers une initiation organisée en 2016 je crois par le Reims Crew et j'ai kiffé direct ce sport. Ensuite, j’ai fait trois ou quatre étapes et j'ai tout de suite accroché. Il y a bien sûr la compétition, mais surtout l'ambiance qui y règne, l'environnement et les paysages à travers les golfs qui permettent de s'aérer l'esprit. Ancien footeux (je joue encore un peu en Vétérans), le footgolf permet de continuer à taper dans le ballon, passer de bons moments avec les copains et voyager à travers toute la France. Et je suis sûr et j'espère que c'est un sport d'avenir, qui va se développer encore de plus en plus malgré toutes les difficultés que cela peut engendrer actuellement.

 

Le Footgolf a repris depuis un peu plus de deux mois. Pas trop difficile cette reprise après ces longues semaines de confinement ?

 

Personnellement non, cette reprise n’est pas trop dure. On a la chance d'avoir trois golfs (Ailette, Menneville et Romery maintenant), et depuis la fin de la Cup en novembre dernier, on s'y entraîne très régulièrement 2 ou 3 fois par semaine.

 

Qu’est-ce qui t’a manqué le plus durant le confinement ?

 

Manger des kebabs ! (rires) Et bien sûr les rassemblements footgolf.

 

3e à Ailette, 7e à Rougemont, 2e à Arras, tu enchaînes les bonnes performances en ce moment. Est-ce dû à tes entraînements intensifs à l’Ailette ? Si non, quelle est la raison de cette grande forme ?

 

C'est vrai que j'enchaîne bien. Il faut profiter de ces moments. L'année dernière a été une année compliquée sur le plan individuel pour moi. Je pense que les entraînements y sont pour quelque chose, mais pas seulement. La confiance et le mental y sont pour beaucoup aussi… Sans oublier cette ambiance au sein de notre club qui nous pousse vers le haut.

 

Tu as récemment changé de ballon en passant de l’Europass au Jabulani. Pourquoi ce changement ? 

 

Ayant tendance à trop enrouler, il fallait que j'essaie autre chose. Et le Jabulani est le ballon qu'il me fallait. Notamment sur les drives et approches. Et je ne changerai plus jamais de ballon ! D’ailleurs, j'en profite pour passer une annonce : je suis à la recherche d'un Jabu orange ou Jobulani. Si quelqu'un est vendeur…   

 

En double, tu as l’habitude de jouer avec Micka Carozzi et vous êtes très souvent bien classés. Quel est le secret de la réussite de votre doublette ? 

 

Avec mon Zizi, on se connaît depuis très longtemps. On a joué au foot ensemble, on a bossé ensemble, on joue au poker ensemble, on s'entraîne beaucoup au footgolf ensemble, on dort ensemble (lol), mais on n’a jamais conclu. (rires) Tout ça pour dire qu'on se connaît par cœur. On a commencé le footgolf quasiment en même temps, on a appris ensemble et quand on joue tous les deux, c'est un pur bonheur. On connaît les qualités de chacun, on sait ce qu'on a à faire sur les trous. On ne s'engueule jamais, on prend du plaisir et on ne se prend pas la tête. Voilà peut-être le secret. Et je pense que le secret d'une bonne doublette, c'est une bonne entente et complémentarité. Pour preuve, je joue régulièrement aussi avec Greg et on se classe bien à chaque fois.

 

Selon toi, quelle est la meilleure qualité à avoir pour devenir un bon footgolfeur ?

 

Je pense qu'il y a plusieurs qualités à avoir. Déjà savoir taper dans un ballon (intérieur, extérieur, piquet, plein pied). Savoir lire les lignes. Le mental et la confiance sont très importants et obligatoires. Et pour finir, l'humilité.

 

En compétition, quel est ton meilleur souvenir jusqu’à présent ? Et quel est le plus beau coup que tu as réalisé ?

 

J'ai plein de bons souvenirs. Surtout trois : le 1er et de loin, c'est la victoire en coupe de France des clubs avec Reims l'année dernière. Quelle émotion lors de la demi-finale et la finale ! J’en ai chialer comme un gamin qui venait de gagner un tournoi de football aux penaltys. (rires) Les 2e et 3e, ce sont mes victoires à Metz sur la Cup en 2018 en simple, et notre première victoire en double avec Zizi aux Yvelines la même année. Moments très forts aussi. Pour mon plus beau coup, on va dire mon premier albatros à Augerville en double avec Aurélien Clouet !

 

Ton club de Reims possède des joueurs de très bon niveau. Qui est, selon toi, celui qui pourrait prétendre un jour à un podium sur une Coupe du Monde et pourquoi ?

 

Je pense que beaucoup de joueurs chez nous en sont capables (Kévin Place, Greg Pillier, Christophe Delissus, Alex Polfliet) et peut-être Aurélien Clouet si la Coupe du Monde ne dure qu'un jour ! (rires) Mais je ne vais pas être très original et je vais dire sans hésitation Mika Carozzi en Seniors et sur la première marche du podium. Il s'entraîne comme un dingue, il a vraiment progressé à tous les niveaux. Il suffit de regarder ses résultats cette année.

 

As-tu des objectifs précis d’ici la fin de la saison en novembre, que ce soit en simple, en double, en club ? Si oui, lesquels ?

 

Déjà qualifié en simple et en double pour la finale, les objectifs sont déjà atteints. Mais on ne va pas s'arrêter à ça. En simple, finir dans le top 15 serait top pour moi, ayant un peu raté ma saison l'année dernière. En double, faire mieux que l'année dernière, donc viser la première place. En club, finir champion de France pour la deuxième année consécutive et pourquoi pas être le premier club à réussir deux années de suite le doublé coupe/championnat.

 

Quel footgolfeur t’impressionne le plus ?

 

Pour moi, le joueur le plus talentueux est, sans contestation, Antonio Balestra. C'est un monstre. On a eu Zidane au football, on a Balestra au footgolf. Un petit clin d'œil à celui qui reste mon modèle et qui est un joueur formidable : Geoffroy Domenech, alias Mr Propre.