Gaël Patard : « À la sortie de cette crise, quoi de mieux que le footgolf pour se défouler »

Saint-Malo, par 4, Tenerife, Fred Crevon… Gaël Patard décrit le footgolfeur qu’il est, un bon moyen de s’évader durant la période de confinement qu’il subit lui aussi comme la majorité des footgolfeurs

Qui es-tu dans la vie privée ?

J'ai 41 ans, deux enfants : une fille de 12 ans et un garçon 10 ans. Ça fait 25 ans que je suis en couple avec leur maman et on vit toujours dans le péché. Dans la vie, je suis animateur systèmes d'informations au département logistique d'un grand constructeur automobile, et niveau loisirs, j'adore le sport en général (vraiment tous les sports et c'en est presque exaspérant parfois...), passer du temps avec mes amis, et surtout profiter de la vie. 

Ça fait plus de trois semaines que la période de confinement liée au Coronavirus a débuté. Comment gères-tu cela ? Travailles-tu encore ? 

Je suis passé en télétravail légèrement avant le début du confinement et en activité partielle la semaine d’après. Ce n'est pas vraiment simple à gérer car il faut prendre de nouvelles habitudes de vie et surtout se transformer en instituteur à domicile, et ça, c'est vraiment une épreuve qui va grandement renforcer le mental quand on en sera sorti ! Parmi les nouvelles habitudes, je peux citer l'apéro devant Cyril Lignac (je déteste cuisiner !) ou encore le tournoi de poker de 20h55 devenu traditionnel...

Penses-tu que nous pourrons rejouer au footgolf cette année ?

Je n'ai malheureusement pas la réponse à cette question, mais je l’espère fortement, car je pense qu'à la sortie de cette crise, tout le monde va avoir besoin de prendre l'air et de se défouler dans de grands espaces… Et donc quoi de mieux que le footgolf pour ça ?

Parlons désormais du terrain. À ce jour, quel est ton meilleur souvenir en tant que joueur de footgolf ? 

J'en citerais deux : le premier est la vraie découverte d'une grande compétition avec l'Open de Marrakech 2018. On était parti entre amis et c'est la première fois que je jouais sur plusieurs jours d'affilée. Tout le séjour s'est vraiment super bien déroulé. Le second est forcément ma victoire l'an dernier à Saint-Malo, car c’était ma première épreuve de l'année et je ne m'y attendais pas forcément. Je gagne en play-off contre Nico Pussini à la meilleure approche et donc je pense que ça décuple encore plus les émotions.

Qu’apprécies-tu le plus dans le footgolf, à la fois sur les greens et en dehors ?

Déjà, j'apprécie la discipline car elle me permet de continuer à taper dans le ballon en plein air, et puis il faut dire que le contexte de jouer sur des golfs tous plus magnifiques les uns que les autres, ça aide aussi. Ensuite, c'est mentalement un sport différent de tout ce que j'ai pu faire avant, donc ça me permet aussi d'apprendre d'autres choses sur moi. C'est un sport individuel, mais dès que le parcours est fini, on se retrouve en groupe (surtout au Mans Sarthe Footgolf Club) et là démarre une autre phase, des moments que j'apprécie particulièrement.

Tu préfères quel genre de trou ? Un long par 5 où tu peux envoyer ? Un petit par 3 où il faut jouer très technique ? Ou un par 4 standard mais avec un bunker à éviter ?  

Quand j'ai commencé, je préférais largement les longs par 5, car je pouvais taper comme un sourd et ça faisait briller ma frappe de balle. Bon, une fois qu'on a dit ça, le ballon n'est pas encore rentré dans le trou, donc il m'a fallu apprendre à gérer d'autres choses et m'améliorer sur certains aspects (je vous rassure, il reste du boulot là-dessus…). Donc maintenant, je dirais que je préfère le par 4 plus technique, où il faut enchaîner un beau drive, une belle approche dosée et un putt précis. 

En parlant de bunker, t’es plutôt adepte du piqué ou du plat du pied pour faire rouler ?  

La plupart du temps, je préfère le piqué car j'ai très peu confiance dans les lèvres de sorties. Mais si vraiment c'est jouable, je pense que le plat du pied est quand même plus simple à doser.

Quel ballon utilises-tu et pourquoi ?

J'ai un Jabulani Europa League 2010 et le pourquoi est simple : c'est le premier ballon « footgolf » que j'ai testé et c’est celui qui répond le mieux à ma façon de taper dedans. Mais bon, le ballon qui fait exactement tout ce qu'on a envie ne semble pas être encore sur le marché, sinon c'est celui-ci que j’aurais.

Parmi tes partenaires du club du Mans, quel est le joueur avec qui tu as le plus de chances de gagner une étape en double ?

Je vais obligatoirement citer Fred (Crevon) vu qu'on a gagné l'étape d'Arras l'an dernier pour notre première étape ensemble. On se connait depuis longtemps, on s'entend bien et il est très fort partout où je suis moins bon (rires).

Dans l’optique où la saison de footgolf reprend, quelles étapes souhaites-tu disputer ? 

J'avais établi à l'origine un plan de bataille avec une douzaine d'étapes + le tour régional, mais donc il va falloir réadapter cet agenda en fonction de l’éventuelle date de reprise et aussi de la re-planification des étapes déjà reportées. Mais une chose est sûre, j'aimerais vraiment disputer l'Open de France pour la première fois. Ensuite, il y a forcement l'étape locale de Sargé et pourquoi pas la finale en fin de saison si les conditions le permettent.  

Quel(le) footgolfeur(euse) t'impressionne ?

Je ne vais pas être très original, mais forcement il y a Fred Crevon, pour tout ce qu'il est capable de faire sur un parcours quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve. Il y a aussi Alex Bellanger et Juju Gourtay pour la qualité incroyable de leur putting, Christo Buaillon qui tape droit comme un "i" et qui peut aussi faire des choses incroyables. Apres, pour sortir un peu du Mans, j'ai forcement été très impressionné par Ben Clarke et sa capacité à tester énormément de trajectoires pendant une reconnaissance (l'an dernier à Tenerife). Et pour en citer un dernier, je dirais Nico Pussini avec qui j'ai partagé le tour final à Tenerife en octobre dernier. Il a une qualité de putt incroyable et il est hyper régulier sur tous les parcours où il passe.