Bilan de la saison 2023 avant le grand final d'Antalya...

Le final tant attendu de la saison Footgolf 2023 approche avec la grande finale d'Antalya en Turquie. (14-17 decembre)

A quelques jours de ce grand rendez-vous, nous avons demandé à Romuald Pretot , Président de l'Affg, et à Tony Condamines , directeur sportif, de dresser un bilan de l'année.

C'est une longue interview complète !

Profitez de cette fin de week-end pour la lire, la commenter et la partager !

AFFG : La Team France a conserve son titre de championne du monde en juin 2023 a Orlando face a ...l’Argentine ! C’est un des faits marquants de la saison.

- Romuald Pretot : « Comme dans tout sport, conserver un titre de champion du monde, c’est magnifique mais complique. Le premier titre obtenu a Marrakech en 2018 n’a pas été facile a aller chercher, décrocher une deuxième étoile a Orlando a été encore plus dur a obtenir. Bravo a la Team France. C’est un titre « arrache » dans la catégorie qui reste la plus importante, par équipe. La preuve, la finale s’est jouée sur le dernier trou, lors du dernier put tire par Cédric Bonnot qu’il ne fallait vraiment pas rater ! C’est une récompense pour le travail réalise depuis dix ans au niveau du footgolf français.»

- Tony Condamines : « Nous étions attendus et avons réussi a conserver ce titre, c’est super. Nous faisons office d’ « équipe a abattre ». Simon Rigaud monte sur le podium en individuel. On a réussi a caser dans le top 10, six joueurs dans la catégorie reine, Absolut. Mais on aurait pu obtenir de meilleurs résultats encore avec les seniors et les féminines. Tant en individuel qu’en équipe. Cette Coupe du Monde 2023 restera une petite déception a ce niveau-la. Mais ne boudons pas notre énorme plaisir avec le titre majeur.»

- Romuald Pretot : « L’impact de ce deuxième titre mondial est très important. On sait qu’au niveau mondial le FootGolf français est considéré comme la référence, la nation la plus forte. Au-delà du titre, on a aussi montre qu’il y avait un « gros réservoir » de très bons joueurs. Chaque année, de nouvelles pépites arrivent. C’est encourageant. Il n’y a pas beaucoup de sports en France, collectifs notamment, ou la France est double championne du monde, mais on doit encore travailler l’image de notre discipline et notre communication.»

L’année 2023 se termine avec la grande finale d’Antalya. Quel bilan tirer de cette saison outre ce titre conserve ?

- Romuald Pretot : En France, le Footgolf se stabilise autour de 5 000 licencies. Nous comptons une trentaine de clubs affilies. La voilure des étapes a été un peu réduite notamment parce que la Coupe du Monde s’est déroulée en juin. Les Tours Régionaux prennent de l’ampleur. Cela permet a des joueurs d’y participer avec des tarifs moins élevés. Le développement est en marche. Le rapprochement que l’on a initie avec la FFF - Fédération Française de Football - depuis maintenant plus de deux ans, est très important pour la suite et le développement du sport. Nous nous battons, depuis dix ans mais nous sommes aux limites de ce que l’AFFG peut faire malgré tout son dynamisme.

Le premier objectif est d’obtenir une reconnaissance de ce sport via la FFF qui est la première fédération française sportive. Cela permettrait aux sportifs de la Team France de changer de statut et d’accéder a celui de sportifs de haut niveau avec un accompagnement et une prise en charge. Cela changerait la donne a beaucoup de niveaux. Avec la FFF, nous pourrions développer le nombre de parcours sur lesquels jouer et travailler a la baisse les tarifs de cette pratique. En quatre, cinq ans, le nombre d’adhérents pourrait alors passer a 50 000 ! C’est ambitieux mais très réalisable. C’est pourquoi nous travaillons ensemble pour que la FFF demande une Délégation de Service Public pour le Footgolf en 2025 et prenne sous sa coupe notre discipline. Des commissions de travail sont mises en place, et on sent que les choses s’accélerent. On suit avec beaucoup d’attention ce que fait la FFF avec le Foot Net qu’elle a prise sous son giron récemment. Et a mon sens, le Footgolf a un potentiel beaucoup plus important encore que le Foot Net. On peut se faire plaisir au Footgolf, des l’âge de 7 ans jusqu’à 60 ans, voire plus. Il est facile de progresser très vite quand on commence a y jouer. Le FootGolf reste aussi une très bonne alternative pour des footballeurs qui arrêtent leur carrière souvent a l’approche de la quarantaine. Notre sport leur permet de continuer a se faire plaisir avec un ballon, sans les tacles, les mauvais gestes et dans un bel environnement... Mais nous devons trouver les bonnes structures adéquates.. Ce qui nous manque aujourd’hui, ce sont des lieux ou pratiquer le Footgolf. La FFF peut nous aider aussi a ce niveau.»

- Tony Condamines : « Je constate que sur le plan sportif, le niveau est en perpétuelle augmentation et ce dans toutes les catégories : juniors, seniors et féminines. La concurrence devient telle qu’elle nécessite un réel entrainement accompagne d’une préparation physique et mentale. C’est l’un des rares sports ou un joueur de 55 ans peut battre un jeune de 20 ans. Ca crée de l’émulation ! Les records des parcours sur les deux derniers championnats ont presque tous été effaces. On compte plus de 50 joueurs d’un très bon niveau mondial, et c’est ce qui fait la force de la France dans ce sport. Le Footgolf devient de plus en plus un sport féminin, et la progression des joueuses est impressionnante et a signaler. Nous devons encore réfléchir a développer des écoles de footgolf mais cela devrait se développer dans le cadre des perspectives évoquées par Romuald avec la FFF.»

- Romuald Pretot : « Signalons aussi que quelques nouveaux clubs se sont crées cette année : celui d’Eugenie près de Mont-de-Marsan, ou encore a Roanne, a Albi et a Antibes. En Mayenne, près de Laval, un club est en train de voir le jour. Et je viens de tracer un parcours a Troyes. N’oublions pas de mentionner aussi le grand dynamisme du Footgolf Club du Périgord et celui du FootGolf GreenPark de Morangis, le seul club dédié 100% Footgolf de la région parisienne. On y joue et on peut y organiser des événements – séminaires, anniversaires- Nous travaillons aussi avec la FFF a des rapprochements avec les sections loisirs des clubs de foot.

La grande finale se déroule en Turquie. Quels en seront les grands moments ?

- Romuald Pretot : "elle se déroule pour deuxième année consécutive en Turquie. On clôture la fin de saison au soleil, du moins on l’espère, avec des conditions exceptionnelles en termes de parcours et d’hébergement. Les joueurs viennent souvent accompagnes. C’est aussi un moment de convivialité. Il y a cette année un véritable enjeu sportif en plus : depuis six ans, deux joueurs, Cédric Bonnot et Antonio Balestra ont domine la discipline et ont gagne les derniers titres. En 2023, on sait d’avance qu’un nouveau champion de France sera désigné. Il rejoint au palmarès Nicolas Cousin, Alexandre Richer et les deux champions précédemment cites. Il reste encore des enjeux au niveau du double, mais c’est plus souvent le cas. Il y aura beaucoup de suspense...»

- Tony Condamines : "Ca va être bon pour les lives que je propose sur Facebook ! - Rires- ce qui est incroyable et qu’on aurait jamais imagine ce scenario en début de saison : les deux joueurs qui vont batailler en individuel et en double sont les mêmes, Kevin Place Vs Nicolas Pussini. Il ne va pas falloir grand-chose pour les départager, la bataille va être passionnante a suivre. Chaque coup, chaque birdie va compter... Il y aura 87 joueurs français et une centaine de joueurs étrangers sont attendus également. Cette finale française est, en effet, rattachée a l’Open de Turquie, un évènement majeur.»

- Romuald Pretot : « ce sera la grande fête de fin de saison du Footgolf français avec des joueurs qui sont tous loges a la même enseigne dans des conditions de rêve. C’est une ambiance unique durant ces trois jours.»

La suite de l'interview a suivre...